20/02/2014

TOURISME EN TANZANIE

« Une chose est de raconter une entrevue avec une créature qui n’existe pas, une gorgone ou un griffon, une autre chose est de découvrir que le rhinocéros existe, et de s’amuser à constater qu’il ressemble à un animal qui n’existerait pas » G. K. Chesterton (1874-1936)



Les touristes français qui viennent en Tanzanie pour y faire des safaris doivent savoir qu’ils ne pourront plus le faire d’ici quelques années. Peu importe peut-être puisque le propre de la touristosphère est de tranformer l’homme en girouette girante qui ne se fixe, comme le disait Voltaire, qu’une fois rouillée. Dans ce pays, les éléphants et le reste de la faune — dont on parle moins parce que plus discrète — sont traqués, abattus et débités de la manière la plus barbare. Sous le regard des autorités, qui n’ont d’autorités que le nom, et qui se contrefichent éperdument de ce qui se passe dans leur pays, sauf pour réclamer de l’argent aux « anciennes » puissances coloniales, et parmi celles-ci, les plus grandes, celles qui sont couronnées. Alors, précipitez-vous vers ce pays, enfilez vos bermudas, donnez votre argent aux gestionnaires des parcs nationaux, prenez vos clichés… et faites la pause, comme cet éléphant qui n’a pas eu le temps de traverser la grand route, avant de revenir dans votre cher pays pour « débattre » du genre de vos enfants, de l’avenir de la laïcité ou de la République. Surtout, ne faites rien…







Hakuna maoni:

Chapisha Maoni